
Dès le moment où l’homme apparaît au monde, il obtient des choses. Premièrement, il est un bébé, alors tout le monde prend soin de lui et essaie d’accomplir tous ses besoins. Puis, il devient l’enfant, mais les principes restent les mêmes : si l’enfant a besoin de quelque chose les adultes le lui donnent. Ils lui donnent des vêtements, des jouets, des sucreries, le premier livre, la bicyclette, la montre, le premier ordinateur et la première petite gorgée de café.
Ensuite, l’enfant va à l’école. Théorétiquement, c’est le premier temps des doutes, mais en pratique – c’est l’université de base pour apprendre comment manipuler les adultes afin d’obtenir les meilleures notes. L’enfant apprend à l’école que pour atteindre le but, il est normal de tricher et de mentir et que ce comportement est généralement accepté par tout le monde – à condition que les tricheries et les mensonges ne voient pas le jour. Parfois même les adultes feignent de ne pas voir, acceptant le fait que l’élève sèche pendant des examens, ils écrivent des justifications pour fournir de fausses excuses des absences. Qui est-ce qui va poursuivre tous les élèves paresseux qui n’ont pas fait leur devoir ?
Alors, l’école enseigne qu’une chose importante dans la vie est d’obtenir de bonnes notes. Si tu reçois de bonnes notes tu es sympa, les adultes te font des louanges et si tes parents sont contents de toi ils te donneront tout ce que tu veux.
À la fin du lycée, il y a l’examen de « maturité » qui n’est rien d’autre que la confirmation de la règle d’or d’obtenir des choses. Il faut obtenir de bonnes notes sur le certificat. Il n’est pas important comment tu les reçois.
Un jeune homme de dix-neuf ans commence sa vie adulte avec la conviction inconsciente que son futur succès dépend du fait s’il est capable de manipuler les gens dans le but d’ « obtenir » tout dont il pourrait avoir besoin dans la vie.
Il va apprendre comment écrire son CV afin de souligner ses avantages et de cacher ses défauts. Il va apprendre comment montrer son auto-confidence et être nonchalant pour impressionner les autres. Il va apprendre comment mentir sans un clin d’oeil si les circonstances l’exigent. Il va apprendre comment cacher ses échecs au travail – en pensant également qu’à l’école – que si le patron ne sait pas que quelque chose n’est pas fait, cela n’as pas d’importance.

Dans des relations, il va se comporter de la même manière – il mentira et manipulera en feignant d’être quelqu’un qu’il n’est pas en réalité, tout pour faire l’autre personne dépendant de lui et alors pour utiliser de la forcer en juant sur le sens de la responsabilité, utiliser le chantage émotionnel et créer une situation dans laquelle il sera capable d’être un enfant éternel et comme il le faisait jusqu’à ce moment-là – il va continuer à « obtenir » ce qu’il veut.
Tellement de gens sont comme des paresseux dans la jungle, assortissant parfaitement des besoins de leur environnement et profitant de la situation où ils ne doivent faire rien de plus de ce qui est nécessaire.
Parfois arrivent des problèmes, mais il essayera de les balayer sous le paillasson. Quand ils grandissent et sortent du dessous du paillasson, il les jettera dans le seau et seulement quand ils sortent du seau, il commencera à s’inquiéter.
Je devrais expliquer la vie du paresseux dans la jungle amazone. C’est un animal plutôt large avec un long pelage. Sur chaque patte il a trois griffes arrondies qui lui permettent de s’accrocher à la branche et de pendre sans aucun effort. Les paresseux mangent, mettent au monde leurs petits et meurent suspendus. Parfois leurs corps morts pendent des arbres longtemps, accrochés en securité avec les griffes.
Lors de l’évolution, le paressuex s’adapta de manière extraordinaire au monde environnant. Il a un estomac splendide qui est capable de digérer des kilogrammes de feuilles. Il a un métabolisme très lent et la température de son corps est relativement basse. Dans son pelage vivent des bactéries spéciales qui lui donnenent une teinte verdâtre et lui servent de nourriture en cas de famine.
Le paresseux ne se meut pas si cela n’est pas necéssaire. Si les feuilles de sa favorite cercopia grandissent assez vite, il ne bougera jamais d’un centimètre de son arbre.

L’homme avec la personnalité d’un paresseux se comporte de la même façon. Il ne s’agit pas de ce qu’il fait à l’extérieur, parce qu’il peut paraître très actif – s’engager dans le sport ou faire pousser les tulipes, lire des livres, plonger, collectionner des timbres ou avoir un blog sur Internet... Il peut être manager, instituteur, capitaine de bateau, journaliste ou propriétaire d’entreprise. À l’extérieur il est un homme chargé de plusieures occupations, mais à l’intérieur il est un paresseux. Il n’aime aucun effort, il n’a aucun but spécifique à atteindre, pendant tranquillement de son arbre et grandissant avec son pelage verdâtre pleine des bactéries.
L’homme avec la personnalité d’un paresseux aime aussi être dépendant. Il est concentré sur ses propres besoins. Il évite fort la confrontation avec des problèmes et de son point de vue, la situation parfaite est quand il ne doit pas être confronté avec des problèmes de l’autre personne, mais en même temps, il céderait ses problèmes, ses frustration et ses engoisses à son partenaire.
L’homme avec la personnalité d’un paresseux manipule inconsciemment l’autre personne afin qu’elle prenne soin de lui et de ses besoins et oublie les siennes. Elle devrait être comme une feuille de cercopia, poussant docilement sur la branche pour satisfaire sa faim.
L’homme avec la personnalité d’un paresseux peut être parfois poli et doux comme le miel, mais parfois, quand il le trouve necéssaire, il mentira, trompera, utilisera le chantage émotionnel et évitera la responsabilité. Il se comportera comme un enfant qui veut obtenir ce qu’il sent qu’il devrait avoir, sans rien donner de retour.
Quand la relation est composée des deux personnes avec la personnalité d’un paresseux, ils vivront ensemble en luttant, en se disputant et en s’accusant réprociquement de leurs faiblesses, parce qu’il ne leur reste plus rien dans la vie.
Et cela c’est la vérité de base sur des relations malheureuses. Si au moins une personne dans la relation n’est pas mûre émotionnellement et elle ne s’était jamais débarassé des expectations enfantines d’obtenir ce qu’elle veut, convaincue que si elle l’obtient cela veut dire que cela devait être à elle – autrement dit, si elle a la personnalité d’un paresseux – la relation ne sera jamais heureuse.
Les gens pensent que le voyage à travers la vie n’exige aucunes qualifications supplémentaires. Ils pensent qu’avec la carte d’identité tu obtiens le permis de conduire pour la vie adulte. Parfois il ne font même pas un essai d’améliorer leur vie. Ils vont voir un psy, arrêtent de fumer, divorcent ou prennent une autre décision stratégique. Et ils commencent à penser qu’ils sont déjà licenciés dans l’école de la vie. Ils ont affronté de différents obstacles, ils sont sortis à la surface, ils ont repris les forces et depuis ce moment ils vont seulement vivre et être heureux.
Mais cela ne se passe pas ainsi. Du point de vue d’un paresseux, ils ont été simplement forcés de changer d’arbre duquel ils pendent. Ils n’ont pas changé leur manière de penser, alors leur âme pend toujours d’un arbre en tremblant de froid et de peur durant des orages dans la vie.
Un vrai changement exige beaucoup plus. Il faut changer la manière de penser et de voir le monde. Cela exige un travail dur sur leur propre caractère et la personnalité.

Cela exige de se débarasser de laids défauts, de devenir ouvert au monde et aux autres, trouvant un but positif dans la vie et d’être conséquent à l’atteindre.
Le paresseux est concentré sur ses peurs, ses stresses et sur ses angoisses. Il a peur des changements, il évite instinctivement chaque effort, condamnant officiellement le mensonge et l’abus, mais il l’utilise assez souvent lui-même. Il aime se concentrer sur les plaisirs, essayant d’ignorer chaque pensée désagréable sur les problèmes desquels ils doit s’occuper. Il pressent également que le reste du monde est tourné contre lui et il se sent souvent attaqué.
Le guerrier peut surmonter sa peur, il est résistant au stress, il n’ignore pas les obstacles, mais il essaie de confronter la situation difficile avec courage, essayant de résoudre le problème de manière raisonnable, en nettoyant ainsi sa vie. Il n’a pas peur de faire un effort en en tirant plus de force. Il est ami de lui-même et il adopte une attitude positive envers le reste du monde, les plantes et les animaux y inclus.
Les gens s’arrêtent habituellement dans leur développement émotionnel au niveau du paresseux. Ils ne savent pas que s’ils voulaient, ils pourraient descendre de l’arbre, devenir des guerriers et commencer à vivre une vie plus belle et plus fascinante avec la chance d’avoir une relation heureuse.
Traduit par Magdalena Pud³o
Fragment du livre « Dans la jungle de l’amour » publié par Latarnik 2008
